Nouvelles technologies - Un nez électronique pour renifler nos maladies

2:10
 
Condividi
 

Manage episode 291301247 series 97179
Creato da France Médias Monde, autore scoperto da Player FM e dalla nostra community - Il copyright è detenuto dall'editore, non da Player FM, e l'audio viene riprodotto direttamente dal suo server. Clicca sul pulsante Iscriviti per rimanere aggiornato su Player FM, o incolla l'URL del feed in un altra app per i podcast.
Des chercheurs français ont mis au point un nez artificiel capable de mesurer la concentration d’ammoniac dans l’haleine. L’objectif de ce dispositif à usage médical est d’assurer un suivi personnalisé des patients atteints d’insuffisance rénale chronique. En France, environ 6 millions de personnes souffrent d’insuffisance rénale chronique. À partir d’un certain niveau de dysfonctionnement, les reins ne parviennent plus du tout à filtrer le sang et le patient est confronté à un traitement lourd en attendant de recevoir une greffe de rein. Actuellement, la détection de cette maladie silencieuse et progressive est réalisée à l’aide de tests sanguins ou urinaires nécessitant des appareillages complexes en milieu hospitalier. Afin de faciliter le diagnostic précoce de l’insuffisance rénale, l’Institut Mines-Télécom de Lille Douai a mis au point un nez artificiel qui analyse l’haleine des patients, nous précise Jean-Luc Wojkiewicz, enseignant-chercheur à l’école d’ingénieurs de l’Institut. « Un nez artificiel, c’est un ensemble de capteurs qui permettent de détecter des composés organiques volatils ou non organiques. L’objectif de ces recherches est de mettre au point des systèmes qui sont faciles d’utilisation par des médecins dans leur cabinet et capables de délivrer des résultats en temps réel. Nous avons développé des capteurs spécifiques pour détecter les traces des molécules d’ammoniaque dans l’haleine de patients, qui sont des biomarqueurs chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique ». « Mais nous avons aussi un autre projet avec le CHU de Lille dénommé Pathacov pour repérer les signes avant-coureurs des cancers du poumon. La détection de ces maladies actuellement coûte très chers. L’objectif des nez artificiels est de décentraliser ces tests médicaux réalisés en milieu hospitalier vers les généralistes en contact avec leurs patients. Nos appareils, peu coûteux et simples d’emplois, pourraient aussi être diffusés largement aux pays en développement, dans lesquels les technologies habituelles et hors de prix hospitalières, ne sont pas présentes. La miniaturisation de nos prototypes sur lesquels nous travaillons est une priorité. Par exemple, nous étudions une application de nez artificiel dans le domaine militaire pour détecter des neurotoxiques. Ces nez électroniques se présenteront sous la forme de badges qui seront installés sur l’uniforme des soldats. » À terme, les nez électroniques permettraient de détecter les premiers symptômes de n’importe quelle pathologie et d’établir un diagnostic médical complet à partir de notre haleine. Mais la saga de ces senseurs renifleurs ne s’arrête pas là. Les chercheurs envisagent aussi de développer des nez artificiels pour identifier la présence de bactéries et même de déterminer la nature et la concentration de virus dans un endroit clos. Sans oublier, le développement de nez électroniques multifonctions ultra sensibles qui réagiront aux moindres polluants, vapeurs toxiques et explosives ou encore pourront analyser la fraîcheur des aliments. Et d’ici à quelques années, quand ils seront suffisamment miniaturisés, ils intégreront évidemment tous nos smartphones. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

610 episodi